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 SCORPIONS

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MessageSujet: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 10:54:24

SCORPIONS 1

SCORPIONS - Lonesome Crow

Année de sortie : 1972.
Produit par Conrad Plank.

Line-up :
Klaus Meine : Chant, barbe
Rudolf Shenker : Guitare rythmique
Mickeal Shenker : Guitare solo et rythmique
Wolfgang Dziony : Batterie
Lothar Heimberg : Basse

Enregistré à Hambourg en 1972, il s’agit du premier jet de Scorpions.
Le groupe n’est pas vraiment stable (musicalement parlant) mais parvient tout de même à enregistrer sa première galette sous la houlette de Conrad Plank, l’un des producteurs allemands les plus importants. Il a par ailleurs travaillé pour Eurythmics, Ultravox et consorts dans les années 80.
Lonesome Crow a une réputation tout à fait exceptionnelle du fait qu’on ne peut le découvrir qu’après avoir entendu le plus gros de Scorpions. Le ton n’est pas vraiment celui d’un Blackout mais plutôt d’un croisement psychédélique de Hendrix et de Led Zep.
Le tout avec une petite couleur progressive très plaisante. Mettons cela au crédit de la jeunesse et l’excitation d’enregistrer un disque.
La musique de ce disque est tout à fait maîtrisée. La voix perçante est jeune de Klaus Meine fait déjà merveille. Son registre couvre plusieurs octaves.
Le son de batterie est tout à fait délicieux, surtout pour l’époque. La basse est bien présente et les guitares des Shenker Bros fusent.
Les solos de Mickeal Shenker sont inspirés, pleins de feeling, nous faisant oublier que le petit n’a que 17 ans. Un talent que UFO ne tardera pas à s’approprier.

I’m Going Mad
Début de batterie entraînante, plutôt bien agencée et qui ferait bien concurrence à Ian Paice ou à Ginger Baker.
La basse très présente joue un solo avant de laisser la guitare de Mickeal faire le reste sur la rythmique de Rudy.
La voix forte et puissante de Klaus apporte la cerise sur ce monstrueux gâteau qui se termine en apothéose de leads ciselés.

It All Depends
Très psyché, très typé heavy de la première heure, il s’agit d’une délicieuse compo qui aurait pu être instrumentale. Klaus utilise pour la première fois, et avec talent, les chœurs qu’il maîtrise parfaitement.

Leave Me
Celle-ci peut faire penser à Woman sur Face The Heat. Je parle là de la poussée de Klaus dans les aigüe.
Les bruits d’intro et le solo tout en finesse sont tout à fait dans l’esprit Woodstock.

In Search Of The Piece Of Mind
Plus connu des fans du fait que Scorpions l’a reprise sur Tokyo Tapes, il s’agit de la première ballade officielle du groupe, 12 ans avant Still Loving You. Ceux qui ont jugé les Scorpions opportunistes par la suite devraient revoir cet album.
Bien que démarrant par des guitares harmonisées très « Wishbone Ash » et par des chœurs désenchantés et austères, cette ballade est tout à fait plaisante.
La guitare acoustique est cristalline à souhaits. Tout est calme avant que Klaus hurle d’une douleur musicale empathique à coller le frisson.

Inheritance
Encore une fois, Klaus apporte sa sublime voix à cette compo à priori peu mélodique. La wha est de rigueur. Le style Hendrixien revient par la même. Mickeal Shenker est vraiment très doué, dommage qu’il ait débarqué de Scorpions pour un groupe qui n’irait jamais en première division.
Les ambiances d’Inheritance sont encore une fois sombres, profondes.

Action
Très rythmée et un tantinet dansant, la basse mène la barque. Klaus crie son désespoir. Le rythme change et devient plus hard.
Plaisante mais un poil en dessous de ses prédécesseurs.

Lonesome Crow
J’avais fait un jeu avec un pote lui aussi fan de Scorpions. Je lui avait demandé quelle était la plus longue chanson de Scorpions en version studio.
Il me répond tour à tour : China White ? Drifting Sun ? Ah ! Fly To The Rainbow !
Lonesome Crow fait la bagatelle de 13 minutes. Etonnamment progressif, avec des bruits de corbeaux dans un bois profond.
Tout est calme. Puis le rythme éclate sur la voix d’un Klaus possédé.
Curiosité entre heavy metal (de la première heure) à la Iron Butterfly, ce morceau démontre encore une fois que Lothar est un bon bassiste.
Des échos de soli, des cris de flying V plaintives. Tout est expérimental.

Compte rendu :
Il est clair que Lonesome Crow est l’album de Scorpions le plus inaccessible musicalement parlant. Il ne faut pas chercher à dénigrer cet album parce qu’il est carrément bizarre.
Oui, il est bizarre, sombre, austère, triste, gris, à l’image du corbeau sur la pochette. Dénué de tout mélodisme Scorpionnesque, cet album ne s’apprivoise pas de quatre ou cinq traites comme pour Savage Amusement par exemple.
Lonesome Crow n’est absolument pas mainstream.

Pour la petite histoire :
Cet album passera presque inaperçu et ne pourra se revoir éditer que bien plus tard, quand non Scorps auront consommé leur premiers succès dans les années 80.
Mickeal Shenker se fera embauché par UFO (qui connaît un très bon succès en Grand-Bretagne) lors de la maigre tournée de Scorpions.

Point forts : Une authenticité, une maîtrise quasi hypnotique et un son vraiment bon pour un premier album financé par une maison de disque à demi enthousiaste, donc pas forcément généreux en moyen.

Point faibles : Pas encore tout à fait rodé pour les chansons en anglais, Klaus fait comme il peut et délivre quelques textes très simplistes voir ridiculement insignifiants.


Dernière édition par le Sam 29 Déc - 11:10:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 10:56:29

SCORPIONS 2


SCORPIONS - Fly To The Rainbow


Sortit en 1974
Produit par Scorpions himself.

Line-up :
Klaus Meine (Chant)
Rudolf Schenker (Guitare rythmique, acoustique)
Uli Jon Roth (Guitare solo et rythmique)
Jürgen Rosenthal (Batterie)
Francis Buchholz (Basse)

Affublé d’une pochette ultra laide, Fly To The Rainbow est un nouveau tournant pour nos Scorps, encore dans le doute.
Uli Jon Roth, au look hippy arrive à la lead et redéfinit pour un temps le son Scorpions. Lui aussi, et à un niveau supérieur de Mickeal Shenker, est un influencé par Jimi Hendrix.
Arrive aussi le bassiste qui restera fidèle à Scorpions durant près de 18 ans, j’ai nommé Francis Butcholtz.
Jürgen Rosenthal est recruté en qualité de batteur mais ne restera que le temps de l’enregistrement et de la promotion.
Cet album est tellement plus nerveux, plus évident que Lonesome Crow. Scorpions semble s’être trouvé. Le style Scorps est enfin lancé. Les accords de puissance de Rudy, le mélodisme des chansons. Et des textes relativement bons cette fois.

Speedy’s Coming
Départ tonitruant de la strat de Uli. Maîtrisant le vibrato avec brio. Le tempo est plutôt rapide. La voix de Klaus est plus expressivement utilisée. On sait enfin où le groupe veut en venir et c’est ce qui fera sa patte : des refrains accrocheurs.

They Need A Million
Hispanisante intro de Rudy à la guitare classique, They Need A Million inflige à l’auditeur un ton arabisant et entêtant. D’ailleurs, ce dernier chante d’une voix grave, impassible avec un fort accent allemand. On peut rire car c’est déjà fait… Klaus et Rudy ne sont pas susceptibles.
Le solo de Uli est simplement inspiré. Une mode phrygien joué en micro manche, des voix presque effrayantes.
Une merveille.

Drifting Sun
Uli Jon Roth nous propose sa première song pour Scorpions. Une mélodie d’intro bien trouvé, mélodique et de qualité. Bien que parfois répétitive sur la fin, le solo et ses coups de vibrato font merveille. La voix de Uli passe bien même si il n’est pas un chanteur très fin, le chant de Rudy est carrément pire. Ce dernier aura particulièrement du mal sur ses propres compos, de Polar Nights à Hell-Cat, néanmoins excellente.

Fly People Fly
Délicieux solo. La voix de Klaus et ses harmonies vocales sont à se pisser dessus. Une perle de ballade où Scorpions pouvait plaquer une discrète partie de clavier en la personne de Achim Kirschning. Cette chanson insuffle un ton nouveau pour le groupe, qui ouvrira les portes aux perles comme Crying Days.

This Is My Song
Hautement inspirée des guitares harmonisées d’Andy Powell et Ted Turner (Wishbone Ash), Cette bombe de mélodisme est de loin ma chanson préférée sur cet album. La voix, la basse, la batterie, tout y est.
Le solo du Uli, plaintif, réverbérant et gémissant décalquerait la tête du plus obtus des conservateurs.

Far Away
Taillée pour la route. Une route calme. Un arpège doux, une basse délicate est parsemée. La voix de Klaus assène quelques phrasés vocaux rassurants. Le reste devient plus hard même cela reste une belle ballade.
On pourrait penser que ce ton est novateur dans l’histoire du disque et on n’aurait pas tort. Le clavier de Achim réapparaît sur la fin. La cloche de batterie résonne. Les harmonies vocales s’effacent doucement.

Fly To The Rainbow
Encore une partie de guitare classique, cette fois-ci dans le ton fingerpicking jusqu’à ce que la voix, encore et toujours puissante, épurée de Klaus déchire l’espace.
La partie hard déboule. Des harmonies de guitares, un thème Scorpionnien à souhaits.
Il est dommage que la chanson traîne en longueur. La partie narrative de Uli aurait pu être écourtée. La fin part dans un déluge d’effet flanger souvent employé par les groupes du moment (Deep Purple, Queen).

Compte rendu :
Il est bien évident que l’évolution s’est faite chez nos Scorpions. Cet album, sans être vraiment accessible au néophyte et quand même plus ouvert au monde. Plus nuancé et peut-être aussi plus coloré. Le seul reproche qu’on pourrait faire, hormis cette affreuse couverture rose, c’est les quelques longueurs pas vraiment handicapantes mais qui auraient rendu le tout plus direct.

Pour la petite histoire :
Les premiers fans commencent à arriver. D’abord en Allemagne, puis au Japon, plus réceptive à l’époque aux nouveautés et bientôt en Angleterre.
Fly To The Rainbow fut le dernier disque à ne pas arborer le célèbre logo du groupe pompé sur l’affiche d’un film.

Point forts : Un album fort, mélodique, plus ouvert que son prédécesseur. Des chansons qui commencent à faire transparaître le ton du groupe.

Points faibles : Quelques longueurs sur Drifting Sun et Fly To The Rainbow mais celles-ci servent les chansons. Une pochette qui aurait pu être mieux car une espèce de skieur avec des hélices aux deux pieds arborant une sorte de rideau « arc-en-ciel ».
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 10:58:17

SCORPIONS 3

SCORPIONS - In Trance

Année de sortie : 1975
Produit par Dieter Dierks

Line-up :
Klaus Meine : Chant
Rudolf Shenker : Guitares rythmiques, solos et acoustiques
Uli Jon Roth : Guitares solos et rythmiques.
Francis Butcholtz : Basse
Rudy Lenners : Batterie

Le groupe durcit encore le ton. L’influence de Uli devient omniprésente et atteindra son apogée sur Virgin Killer.
Le groupe commence à se faire connaître au Japon et en Allemagne et même en Angleterre où ils officient avec un scorpion géant sur scène.
Scorpions trouve enfin son logo et restera la marque de reconnaissance immédiate. La pochette est très réussie. Il s’agit d’une femme poitrine découverte qui marque une pose très sexuelle envers la guitare de Uli. Dans certains pays, le sein découvert sera masqué par une ombre, censure oblige.

Il s’agit aussi du premier album du groupe avec leur légendaire producteur Dieter Dierks, celui qui fera le son des Scorps pendant 13 ans, jusqu’à Savage Amusement. Dieter Dierks ou le talent inné. Il a su donner au groupe une nouvelle lumière, plus ouverte encore que ce qu’ils faisaient déjà.

Dark Lady
Une intro de Uli qui signe là une piqûre mortelle. En effet, vocaux agressifs, délicieuses harmonies de guitare (qui prendront toute leur dimension sur Tokyo Tapes). Le solo est volontairement sale, à grands coups de vibratos bien sentis.

In Trance
Il s’agit du premier tube du groupe. Encore jouée par le groupe en 2007, cette beauté procure un délice de frisson dans le creux des oreilles. Le solo harmonisé est à se pisser dessus. D’une rare tension, il s’agit d’une des meilleures ballades de Scorpions.

Life’s Like A River
Ballade très agressive dès son départ mais qui s’adoucit considérablement et Klaus nous blesse le cœur de ses vocaux maîtrisés. Uli et Rudy en harmonies sont terribles et prouve que Rudy n’est pas qu’un guitariste rythmique.

Top Of The Bill
Très hard et agressive mais en même temps mélodique et dotée de solos cruellement déchirants. La voix puissante correspond tout à fait aux paroles, qui évoquent l’ascension et la popularité.

Living And Dying
Par contre, j’ai toujours eu du mal avec celle-ci. Pas qu’elle soit mauvaise mais elle est très simpliste dans son propos. Mais son côté ballade austère et agressive donne un ton particulièrement novateur pour l’époque. Bien lointaine dans mon estime mais il y a bien pire (Voir Unbreakable).

Robot Man
Remuant, excitant. Deux mots pour définir ce rapide heavy rock aux accents futuristes portés par un Klaus au mieux de sa forme. Les paroles sont là très recherchée même si à l’époque, l’accent allemand de Klaus ne passaient que très approximativement sur ce genre de débit. Il aura fait beaucoup de progrès par la suite (Ecoutez voir Dynamite).

Evening Wind
Entêtent, déchirant, gris, pluvieux, cette compo de Uli est une ballade aux accents légèrement blues. La voix de Klaus est encore une fois la prouesse qui porte le pavillon de ce sublime morceau. Eraillée, parfois cristalline, le frisson nous parcours.
Les solos, toujours très inspirés de Uli qui signe là, un plutôt sobre, se la jouent vibrato.

Sun In My Hand
Ma préférée. Je l’adore. La voix de Uli (sans être géniale) est tout à fait surprenante. Grave, on sent qu’il pousse plus haut la note mais en vain. Peu importe, la Strat fait le reste en l’accompagnant et décrit un nouveau visage au groupe, enrichit considérablement l’album.
Cette compo est ensoleillée.

Longing For Fire
Harmonies vocales stylées, un exercice court mais délicieux. Uli nous gratifie d’une paire de solos bien taillés, véloces et inspirés. L’un en position manche/milieu et l’autre en position chevalet. (Les guitaristes comprendront).
La basse, comme il est rarement coutume, est plutôt mise en avant sur la rythmique parfaite (comme toujours) de Rudolf.

Night Lights
Parfaite conclusion que cette belle énigme du talent consommé et jamais égalé de Uli. Cet instrumental de 3 minutes et 14 secondes détend et on glisse petit à petit dans la torpeur, aspiré par la nuit, happé par l’atmosphère, par l’inconscience du sommeil.

Pour la petite histoire :
Cet album rentrera dans le classement en France (eh, oui comme quoi) – source, un vieux BEST de 75 – et sera disque d’or au Japon et en Allemagne. Le groupe décolle vraiment qu’avec ce disque d’où est extrait le single In Trance et en face B Speedy’s Coming.
Points forts : Le tout est indéniablement irrésistible. Le son est génial, digne de A Night At The Opera de Queen de la même année. Dieter Dierks est le sauveur et exprime pour la première fois son talent au sein d’un groupe talentueux. Il en sort l’un des meilleurs albums hard des 70’s.
Points faibles : A part une baisse de régime sur Living And Dying légèrement en dessous du niveau fortement élevé du disque, surtout au niveau des paroles pas très inspirées de Klaus, il n’y a rien de mauvais.
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 10:59:46

SCORPIONS 4

SCORPIONS
Virgin Killer

Année de sortie : 1976
Produit par Dieter Dierks

Line-up :
Klaus Meine : Chant
Rudolf Shenker : Guitares rythmiques, solos et acoustiques
Uli Jon Roth : Guitares solos et rythmiques.
Francis Butcholtz : Basse
Rudy Lenners : Batterie

Le line-up se stabilise un peu malgré Rudy Lenners qui aspire à autre chose (voir son interview). Il est temps pour notre Rudy de voler de ses propres ailes. Mais il ne partira qu’à l’issue de la tournée de Virgin Killer.
Scorpions revient alors de plus belle moins d’un an après le génial In Trance avec un album plus agressif, plus instinctif. En somme, les 3 ballades de ce disque restent parmi les meilleures réussites du groupe dans ce domaine.

En 1976, RCA sort donc Virgin Killer dont la pochette représentant une fillette nue sera censurée partout dans le monde, sauf en France. Sans l’aval des Scorps, c’est RCA qui avait imposé la pochette. Le groupe n’a pas eu d’autre solution que d’acquiescer. Il devait faire parler de lui. Uli Jon Roth en parlera plus tard comme une pochette de très mauvais goût qu’il détestait vivement, tout comme celle d’In Trance.
Le disque sortira alors avec la photo du groupe au recto. Ce n’est pas plus mal. RCA n’aura finalement que réussit l’un des plus grands scandales en matière de marketing.

Pictured Life
Départ à grand coup de leads mélodiques de Uli. Cette chanson augure le virage très mélodique des 80’s. Composé par Uli et Rudolf, ce morceau introduit bien l’album par une hymne plaintive et pleurante.

Catch Your Train
Il s’agit du tube de Virgin Killer. Joué en acoustique sur Acoustica en 2001, le titre est déjà un hymne. Une tuerie. Sans que Uli soit vraiment reconnu, il s’agit d’un exemple de jeu qui aurait pu faire école. Techniques en sweeping et legato de rigueur, les solos de Uli sur ce hit sont à se pisser dessus.
Côté paroles, Klaus relate la vie faite de routine.

In Your Park
Première ballade de ce disque. Envoûtante avec des cœurs de Rudy et Francis. In Your Park me rappelle décidément un certain été 1995 tellement je l’écoutais. A l’époque, j’étais totalement love de cet album. Je n’ai toujours pas pigé pourquoi mais je remercie mon père d’avoir acheté la K7 sans conviction.
In Your Park est une véritable chanson d’amour comme Klaus sait les écrire.

Backstage Queen
Cette bombe prend toute sa dimension sur le live Tokyo Tapes. Mais déjà en studio, elle dépote. Racée, efficace, simple, sans fioriture et sans compromis. On sent le progrès de Uli en matière de solos.

Virgin Killer
Loin de se reposer, la tension monte. Ultra agressive, rapide, cette song préfigure un peu le speed métal à grands coups de vibrato bien sentis.
L’accent et la prononciation de Klaus fait encore une fois défaut. Les paroles sont très recherchées mais veulent-elles dire quelque chose ? Certains ont des doutes, j’en fais partie.
Le solo est entêtant. Maîtrisé à l’extrême et carrément dément.
Je rappelle que Rudolf n’est pas encore « chef de composition » et qu’il est absent dans beaucoup trop de morceaux de Uli.

Hell-Cat
Carrément rien à voir avec le style Scorpions. Carrément plus porté sur le psyché, il préfigure la carrière de Uli au sein de SON groupe : Electric Sun avec des compos comme Electric Sun.
Rappeuse, très poussée, la voix de Uli est irrésistible malgré ses vocalises de tyrolien.
La wha est de rigueur pour le solo, la basse s’en donne à cœur joie. Rudolf et Klaus ne mènent plus la barque mais attendrons un peu, Uli ressentira la pression des deux comparses et partira de lui-même après un Taken By Force dans lequel il se fera un peu plus discret (3 compos seulement) et un Tokyo Tapes qu’il ne regrettera pas.

Crying Days
Carrément pathétique (dans le sens mélioratif), crue, cruelle et violente, cette ballade sait trouver son ton. Le solo est signé de Rudolf me semble t-il de par le touché, le style et le son. Oui, Rudolf signe des solos inspirés, des bends à pleurer et un « jamais trop » non négligeable. Les chœurs créés par Klaus infligent une tension particulière à l’atmosphère du titre. Un must… la sœur à In Your Park.

Polar Nights
Très hendrixien, Polar Nights oblige à nouveau Uli à chanter. Mais là, sa voix se fait approximative sans être réellement pénible car noyée dans la masse de guitares et d’overdubs.
Encore une fois, Rudolf ne joue pas, sauf quand il est obligé de l’apprendre en live pour Tokyo Tapes et pour ceux qui ont la dernière édition de Taken By Force.
Chaud, homogène et enivrant, Polar Nights propose un délire de guitares. Un apport de plus qui fera la joie des fans sur les derniers concerts du groupe en France en 2006 et 2007.

Yellow Raven
Planant, doux, triste, austère. Autant de qualificatifs pour désigner cette conclusion qui jette un froid sur la chaleur ambiante du reste du disque.
Le ton s’énerve un peu à la fin du morceau. La voix de Klaus est délicate. Ce dernier distille un grain de voix posé, calme et qui prend le temps de savourer les derniers instants du corbeau jaune.

Pour la petite histoire :
D’après les sources de BEST numéro de 1976 (que mon père ma refilé), le disque s’était classé jusqu’à la vingt-sixième place, ce qui n’est pas mal.
Il s’agit du deuxième disque d’or au Japon et en Allemagne. Le groupe grandit petit à petit.

Points forts : Tout. Cet album est un bouillonnement de 36 minutes. Chaud mais à la conclusion glaciale et délicieuse, Virgin Killer est sans conteste l’un des grands must de Scorpions, toutes décennies confondues.

Points faibles : Euh ?
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 11:01:39

SCORPIONS 5

SCORPIONS
Taken By Force

Sortit en 1977
Produit par Dieter Dierks

Line-up :
Klaus Meine (Chant)
Rudolf Schenker (Guitare rythmique, acoustique)
Uli Jon Roth (Guitare solo et rythmique)
Herman Rarebell (Batterie)
Francis Buchholz (Basse)

Rudy Lenners partit, c’est Herman Rarebell (que ce dernier ira chercher à l’aéroport) qui le remplace. Herman insuffle un ton un peu différent grâce à sa frappe lourde, métronomique, simple et sans fioriture. Il s’impose d’ailleurs d’emblée comme song writer sur He’s A Woman, She’s A Man.
Produit à nouveau par Dieter Dierks, il semble que l’influence de Uli s’efface même dans ses propres compositions, surtout sur Your Light. Sur ce disque, Uli ne chante plus. Ses compos n’auraient pas pu porter sa voix assez spéciale sans être totalement vilaine.

Côté pochette, RCA fait à nouveau dans la provoque mais même punition, la pochette est censurée, cette fois, partout dans le monde. L’idée d’une fusillade dans un cimetière d’anciens combattants n’est pas franchement pertinante. Du coup, elle est remplacée par une très laide pochette certainement choisie à la hâte.

Steamrock Fever
Un marteau-piqueur retentit. Le rythme déboule, une bombe. Rythmique implacable. Uli fait la gueule, il ne peut pas y caser un solo. D’ailleurs, il s’agit d’un des rares titres du combo à ne pas proposer un solo pour ponctuer. Une hymne géante qui introduit, il est vrai, un nouveau son chez nos Scorps. Plus frais dans sa production et plus accessible. Le style « faux live » est du plus bel effet.

We’ll Burn The Sky
L’un des tubes trop souvent oubliés du groupe. Rejoué récemment (Olympia 2005) et Colmar, Dijon… etc. avec un Uli plus hippie que jamais.
Les guitares harmonisées de Uli créées par sa boite à effet son une démonstration de technique éblouissante. La voix de Klaus se fait tour à tour douce et emphatique.
Les paroles sont écrites par Monica Danneman, un ex de Jimi Hendrix alors petite amie de Uli.

I’ve Got To Be Free
Uli joue (comme à son habitude) seul sa composition. (Sans Rudolf, s’entend). Des paroles recherchées et une musicalité remarquable. Très bon, nettement plus dans la veine Scorpions que Polar Nights ou Hell-Cat.
Sophistiqué pour ne pas dire complexe, ce hit (que j’ai découvert sur Hot And Hard –une très bonne compilation-) est l’un des tout meilleurs du fils spirituel d’Hendrix.

The Riot Of Your Time
Le chemin se dessine toujours un peu plus grâce à cette chanson très rock FM. Cette dernière rend hommage à Elvis qui est mort en 77.
Rudolf est cette fois-ci seul maître de sa compo. Uli joue mais reste discret. Une composition de toute beauté, inspirée et l’atmosphère est très recherchée.

The Sails Of Charon
Considéré à juste titre comme la toute meilleure de Uli (pas pour moi). Le début forme un riff glissant, instable, insinuant sans qu’on s’y attende un solo rapide, de très haut niveau et forcément inoubliable. Les guitares harmonisées sont terribles, la voix est lugubre, la batterie suit son cours. Jusqu’à ce que déboule un synthétiseur (le même que sur Another Piece Of Meat).
La fin est très bizarre. La guitare de Monsieur Roth se perd dans les échos ou se noie, au choix.

Your Light
Uli nous surprend à nouveau avec cette compo qui sonne résolument funky avec des accents disco. Je n’ai toujours pas compris comment Uli arrivait à jouer ça.
Donc, une rythmique syncopée très compliquée déjà à retranscrire puis à jouer.
Puis avant la deuxième minute, on se croirait à Ibiza et la voix suraigü de Klaus nous emporte.
Break, avant un solo phénoménal et un rythme tribal.

He’s A Woman, She’s A Man
Objectivement, les paroles de Herman ne volent pas bien haut. Il s’agit d’une malheureuse rencontre à Paris en 77 avec une prostituée qui révéla une voix grave en répondant à ce dernier. Après crise de rire monumental, il se devait d’en faire une chanson.
Très rapide, un riff impitoyable et le dernier bon solo de Uli au sein du combo allemand. Ce titre reste par ailleurs un tube au même titre que In Trance ou Catch Your Train.

Born To Touch Your Feelings
Jolie partie acoustique que cette ballade romantique. Tout le talent de Rudolf en 7 minutes et 40 secondes. Un refrain inspiré et délicieux qui augure la suite. Des voix féminines (en faite une seule) de nationalités différentes, tour à tour, récitent cette phrase riche de sens. Né pour effleurer tes sentiments.
Jolie, vraiment jolie. Belle conclusion pour une première partie de carrière. Il ne manque plus qu’un live. LE live de Scorpions.
Suspender Love
Inédit plutôt sympathique sans être inoubliable. La voix de Klaus fait limite précieuse, sexuellement explicite et un brin exagérée. Mais ce n’est qu’un inédit qui n’est présent que sur la dernière édition de l’album.


Compte rendu :
Il s’agit du dernier album avec Uli Jon Roth. Le groupe prendra un virage évidemment plus direct, agressif et instinctif. Sans considérer Uli comme un fardeau, le tandem Shenker/Meine ne pouvait pas s’exprimer trop sur album, la moitié de leurs quatre derniers disques lui étant réservé.

Pour la petite histoire :
Cet album est très haut dans l’estime des fans, jusqu’à souhaiter entendre des titres depuis longtemps oubliés (voire carrément jamais joués) comme Sails Of Charon ou We’ll Burn The Sky.
Avec Love At First Sting et Blackout, c’est plutôt la guerre. La preuve que Taken By Force est une ouverture considérable au succès qui fera disque d’or et se classera dans les charts français.

Points forts : L’album en lui-même est excellent. Concentré d’énergie, de subtilité, de mélodie et de romantisme.

Points faibles : Une pochette horrible et jamais changée.
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 11:03:22

SCORPIONS 6

Scorpions
Tokyo Tapes


Line-up :
Klaus Meine : Chant
Rudolf Shenker : Guitare rythmique et solo
Uli Jon Roth : Guitare solo et rythmique
Francis Bucholtz : Basse
Herman Rarebell : Batterie

Produit par Dieter Dierks

Enregistré au Sun Plaza Hall de Tokyo le 24 et 27 avril 1978.
Il s’agit ici de la conclusion d’une période pour le groupe. Les Scorps a su se trouver un public en Europe et au Japon. D’où ce magnifique live, indispensable à tout fan de hard rock.
Même si le groupe ne va vraiment décoller qu’avec l’album suivant et un nouveau soliste en la personne de Matthias Jabs (quoique effacé au départ par Mickeal Shenker, de retour mais pas pour longtemps), il a déjà une solide réputation en tant que groupe de scène.

Car Scorpions révèle, si ce n’est pas déjà fait, une véritable énergie scénique. Un Rudolf en poses acrobatiques, un Uli au charisme hippie très exquis, un Klaus au sommet de son talent et un Herman puissant et qui nous offre même un solo de batterie.
Le tout démarre par l’inédit All Night Long qui offre efficacité et rapidité pour introduction. Ce titre est d’ailleurs inédit prévu pour Taken By Force mais écarté (sources : crédits de pochette).
Puis déboule le mélodique Pictured Life qui offre un gain de voix plus agressif que sur album et insuffle un sentiment irrésistible d’en savoir plus.
L’énergie sans cesse décuplée sur ce double-live indique qu’il s’agit peut-être du meilleur live de Scorpions.

Mais le groupe sera faire preuve d’une touchante douceur en reprenant un morceau de leur premier album, la plupart du temps aux abonnés absents des concerts du combo. Ce titre (In Search Of The Piece Of Mind) n’en est pas moins excellent puisque délicat et pourrait en envoyer quelques uns sur le cul qui pensent encore est toujours que nos Scorps ne font des ballades depuis Still Loving You ou Wind Of Change.
Ainsi s’immisce In Trance, toujours fameux en live mais qui n’a jamais été aussi bien joué que sur ce double. Mais on peut comparer avec la version Live Bites, l’effet de contraste est garanti et ce n’est pas seulement du aux styles très différents de Uli et Matthias Jabs.
S’ensuivent les bombes métalliques que sont Top Of The Bill (quel solo de batterie, Monsieur Rarebell !) et He’s A Woman, She’s A Man avec Rudolf Shenker pour le solo d’ouverture, ce qui est plutôt rare à l’époque. Il remettra le couvert sur le deuxième solo de Long Tall Sally, reprise du célèbre tube interprété jadis par Elvis.
Sans oublier Dark Lady, qui constitue un relatif effort de Rudolf (qui préfère sans nul doute la rythmique) pour jouer une compo assez technique de Uli, ni Backstage Queen, qui aurait tendance à être oublié des fans.

En ce qui concerne les grands moments épiques, car Scorpions n’en est point avare même si il a laissé tomber la recette depuis près de trois décennies, Fly To The Rainbow en tête, We’ll Burn The Sky en deuxième.

Fly To The Rainbow aurait été meilleur avec l’intro classique présente sur le disque. Mais ne boudons pas notre plaisir puisque Uli nous gratifie d’un solo mémorable, doux, calme, assénant de temps à autres des coups de vibratos bien sentis.

We’ll Burn The Sky est quant à elle une épopée mélodique imprenable, incomparable et qui prend toute sa dimension ici.
Le combo de Hanovre se donne à fond et recueil tous les suffrages.
Un grand hommage est ainsi rendu au public nippon grâce à Kojo No Tsuki, hymne traditionnel rendu à la sauce Scorpions et qui pourrait être le petit frère de Fly Poeple Fly ou Living And Dying.
Robot Man et Polar Nights clôturent en délire ce double. Robot Man, moins rapide que sur l’album In Trance. Encore une fois, Uli montre toute l’entendue de son jeu avec ce solo qui électrise la foule.

Conclusion :
Sans vraiment rendre sur disque, l’ambiance nippone s’offre chaleureusement à Scorpions. On serait en droit d’attendre la vidéo de ces concerts mythiques car ils ont été filmés à l’époque par Dieter Dierks en personne.
Sans oublier la voix de Klaus Meine, très puissante, maîtrisée, avec ce timbre unique.

Le saviez-vous ?
Le groupe (ou plutôt Klaus et Rudy) a du convaincre Uli Jon Roth qui était fort réticent de faire partie de la tournée, au moins pour conclure en beauté ce chapitre.
Pour info, Uli Jon Roth a quitté le groupe car il se sentait à l’étroit avec un Rudolf qui a soif de composer.
Uli s’orientera vers un hard psychédélique tinté de néo-classique à la Yngwie Malmsteen. Il formera son groupe (Electric Sun) dans la foulée de la fin de tournée.

Je peux conseiller aux fans de la première heure de se procurer Earthquake de Electric Sun. Electric Sun (le titre) fait beaucoup penser à Polar Nights.
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 11:05:30

SCORPIONS 7
SCORPIONS
Lovedrive


Sortit en 1979

Line-up :
Klaus Meine : Chant
Rudolf Shenker : Guitare rythmique, solo et acoustique
Matthias Jabs : Guitare solo, rythmique et acoustique
Francis Bucholtz : Basse
Herman Rarebell : Batterie
Mickeal Shenker joue les solos de Another Piece Of Meat, Coast To Coast et Lovedrive.

Produit par Dieter Dierks.

Il est temps du renouveau pour Scorpions. Le départ de Uli après une tournée triomphale dont plusieurs dates à Tokyo au Japon (et quelles dates !) permet à Rudy d’exposer plus largement son influence au sein du groupe. En effet, il compose ou co-compose avec Herman les 8 titres de ce disque qui annonce une couleur plus directe, plus heavy mais aussi plus nuancée.

La pochette de Lovedrive (la célèbre pochette chewing-gum) sera sujet à controverse au pays de l’oncle Sam et remplacée par le logo du groupe surmonté d’un scorpion au dard étincelant.
Malgré cet incident, l’album commence à faire percer le groupe là-bas et l’album suivant enfoncera le clou.

Ce qui est notable dans ce changement de cap, c’est aussi le look du groupe qui se fera doucement mais sûrement. Finit le look jean, le temps est au cuir et au lycra. Rudolf devient plus présent sur scène et développe le jeu de scène qui lui est propre, à savoir les moulinets et la gueule grande ouverte.

Une intro de Rudolf astucieuse qui présente un peu le nouveau son du groupe. Bien plus direct, métronomique, carré qu’un morceau de Virgin Killer par exemple. Loving You Sunday Morning présente aussi Matthias Jabs qui parsème des phrasés pour ponctuer le chant de Klaus, toujours pétillant.
Quand arrive le moment du solo, on sait que Matthias tient bien la route malgré la précarité de son post. En effet, Mickeal Shenker viendra lui bouffer dans la main mais sera remercié à cause de son comportement ingérable.

Another Piece Of Meat est très bien placé. Car si Loving You ne vous a pas convaincu, ce premier va vous arracher la tête. Riff incroyable, section rythmique d’enfer et refrain diablement accrocheur. Rien de plus pour émoustiller le métalleux en mal de puissance.
Le solo est de Mickeal Shenker et allume les tympans.
Enchaîné directement à un speed de haut vol, Always Somewhere est beau. Rien de plus, rien de moins. C’est ce que la presse spécialisée s’accorde à appeler une power-ballad. Une introduction qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’arpège de Simple Man de Lynyrd Skynyrd sans pour autant être un affreux pompage puisque la suite n’a rien à voir.
Le solo est beau, les paroles simples et romantiques et la batterie de Herman, berçante et profonde.

Un instrumental pour cet album, un ! S’en suit alors Coast To Coast, génialissime fantasme de Rudy. Son bébé à lui tout seul. Il sera d’ailleurs joué en live pendant longtemps avec Klaus Meine à la guitare.
La structure est typique de la chanson. En effet, il pourrait s’agir d’un « couplet/refrain » mais instrumental.
Le break insinue un tension particulière. La basse gronde, une respiration se fait entendre, le solo commet son crime. Déchirant et terriblement inspiré. Mickeal Shenker assure.

Il faut une cinquième place pour cet album. Un morceau qui décape, qui décroche la tête, sans compromis, sans pitié.
Ainsi, Can’t Get Enough propose tout ces ingrédients. Une arythmie reconnaissable dès la première mesure : un morceau totalement désarticulé. La voix de Klaus est agressive, puissante et efficace. Là, respect.
Le solo de Matthias, vibrato en main fait fureur.

Is There Anybody There ? Un heavy-reggae ? Un reggae-hard ? Autant de termes pour finalement convenir d’un seul truc : ce morceau est très peu typique du groupe. Il s’agit d’un reggae sur le couplet et devient plus plaintif et rythmique sur le refrain. Par ailleurs, ce dernier est foutument accrocheur, comme Scorpions sait si bien les faire.
Les chœurs se déchirent au début et à la fin et Klaus hurle. Matthias signe là un solo inspiré, écrit et non pas improvisé.
Imaginez vous sur l’autoroute, en plein été mais c’est la fin d’un après-midi de canicule et le jour décline. Imaginez vous sur cet autoroute dans un coupé cabriolet et là, vous y êtes. Lovedrive déboule à tout berzingue grâce à un roulement de basse lourd et frénétique. Les harmonies de guitares de Mickeal Shenker envoie tout dans le décor.
Côté parole, vaut mieux pas trop y penser si on ne veut pas perdre l’illusion de la route. En fait, ces paroles illustrent bien la pochette.

Pour conclure en beauté, le long Holiday propose trop parties. La première est celle qui est jouée en live régulièrement après la sortie de cet album. La seconde est plutôt heavy mais reste romantique, mélodique. La troisième est belle à mourir. Elle décline de loin en loin, se fait oublier petit à petit. Le solo de Rudolf est une merveille et aide à conclure un très bel album.

Analyse de la pochette : Je me suis toujours demandé la véritable signification de ces photos. Est-ce un délire kitch de l’époque mélangeant le sexe et la bouffe ?
Est-ce que ces illustrations sont plus sombres qu’on pourrait le croire ?
En effet, le sourire vicieux du gars à l’intérieur de la pochette peut porter à confusion.
Autant d’interrogations et de mystères. Ce sera la même chose pour la pochette d’Animal Magnetism.

Points forts : Cet album est intéressant de bout en bout. Aucune longueur à déplorer.
Points faibles : Euh ?
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 11:06:56

SCORPIONS 8

SCORPIONS
Animal Magnetism

Line-up :
Klaus Meine – Chant
Rudolf Shenker – Guitare rythmique et solos
Matthias Jabs – Guitare solo et rythmique
Herman Rarebell – Batterie
Francis Bucholtz – Basse

Scorpions a mis la vitesse supérieure avec Lovedrive, beaucoup plus pêchu et énergique que tous ses prédécesseurs, avec Animal Magnetism, il confirme la donne.

Certes, cet album à une couleur plus sombre, surtout vers la fin et on peut sentir un manque d’inspiration parfois avec des titres somme toute honorables. Matthias se sent plus investit dans son rôle et permet de poser sa patte en composant un titre.

On pourra aussi reprocher à Dieter Dierks d’avoir eu la main légère sur le mix final. L’album sonne moins percutant que Lovedrive mais ne boudons pas notre plaisir, ça fait partie du caractère de l’album. De ce fait, cet album est assez impopulaire, coincé entre deux monstres.
Côté pochette, le groupe continue à faire dans la gentille provoc’ en illustrant des poses suggestives entre un chien et deux personnes de sexes opposés. Le verso est encore plus explicite.

Il aurait pu s’agir du dernier album avec Klaus. Si tant est que le groupe aurait continué sans lui, ce dont les fans d’aujourd’hui doutent. En effet, le petit chanteur subit une opération suite à une consultation qui diagnostiquait que ses cordes vocales étaient très abîmées. Il avouera plus tard que si il n’avait pas recouvré sa voix, il ne lui restait plus qu’à se suicider.

Make It Real
Phénoménale intro en ré mineur suivit de près par le phrasé harmonique de Matthias. La voix de Klaus semble moins énergique que d’habitude mais tient bien entendu la route.
Un fait notable, les harmonies vocales sont de moins en moins flagrantes. Pourtant marque de fabrique (entre autres) du groupe.
Solo très recherché de Matthias qui joue des harmonies sans complexe. Les overdubs sont de mise et rajoute de la profondeur au morceau.

Don’t Make No Promises (Your Body Can’t Keep)
Des paroles typiquement Rarebell. Elles parlent des femmes, ce qui fait qu’on pourrait l’associer à He’s A Woman, côté humour.
Matthias signe sa première (et dernière pendant longtemps) composition. Ce speed est irrésistible même si, comme dit plus haut, un meilleur mix l’aurait rendu aussi trippant que Now par exemple.

Hold Me Tight
Là encore, le groupe joue sur les overdubs, mais cette fois, c’est pour pallier au manque d’inspiration de ce titre et à sa simplicité. C’est Rudolf qui signe là un solo très simple.
Mais, il n’empêche pas qu’il s’agit d’un titre agréable, pas du tout chiant. Les paroles sont recherchées et Klaus semble de plus en plus à l’aise avec l’anglais parlé. D’ailleurs, les paroles de cet album sont beaucoup plus recherchées, à quelques exceptions près.

20th Century Man
Encore un morceau efficace, sympathique. Pas de quoi casser des briques mais Rudolf et Matthias semble de plus en plus en symbiose. Ainsi, Rudy joue les lignes mélodiques pendant les couplets et Matthias nous acène un chorus dévastateur. Les paroles, encore une fois, sont très intéressantes et toujours d’actualité. Ces dernières relatent l’avancée technologique, les ordinateurs et les industries.

Lady Starlight
La seule ballade de l’album. Plutôt étonnant par ailleurs car chaque album précédent Animal en contenait au moins deux, excepté Lonesome Crow. Et quelle ballade. Cordes, vents pour accompagner l’arpège de guitare. Scorpions a fait des frais et c’est un délice. La chanson se termine en power-ballad avec un solo diablement émouvant de Rudolf Shenker.

Falling In Love
Avec Hold Me Tight, il s’agit du titre le moins fort de l’album. Pour les paroles, écrite par Herman, il n’y a pas de quoi se relever la nuit, surtout pour le refrain ou Klaus semble jouir. Inutile d’expliquer le sujet (propre à cet obsédé d’Herman –humour-) puisque le titre résume bien le propos. Côté musique, c’est simpliste mais toujours appréciable.

Only A Man
Vocaux martial pour cette intro plutôt bien pensée et qui lit le refrain avec brio. Bien plus recherché au niveau de la rythmique. Le refrain est beau, accrocheur comme jamais et Klaus semble se donner tout entier. Encore une fois, il s’agit d’un titre qui parle de rapport homme/femme.
Le solo, au tapping efficace de Matthias fait des étincelles mais est malheureusement trop court. L’un des meilleurs titres de l’album.

The Zoo
Il s’agit là du TUBE de l’album avec Make It Real. Intro agressive, tempo lourd souligné par la basse régulière de Francis Bucholtz. Rythmique de guitare étonnant à la première écoute (je m’en souviens).
Le refrain prend la tête et ne lâche pas l’auditeur. Quand il s’éteint, la talk-box de Matthias surgit.
Le thème des paroles et bien entendu la fameuse 42nd Street de New York, célèbre pour être malsaine, quoique relaté plus sommairement pour éviter que la chanson devienne moins intéressante.
Un bruit de foule clos se grand moment de hard-rock.

Animal Magnetism
Pour finir (et pour une fois, ce n’est pas une ballade), le lourd Animal. Riff sombre, austère. Une lourdeur insoutenable. Irrésistible. La voix de Klaus qui pose un texte court et incisif se fait agressive, limite animale. Le petit chanteur joue d’ailleurs sur l’ambiance du morceau pour porter sa voix vers un ton vicieux. Un break à 3 minutes 30 suffit à se demander comment arriver à cette extrémité de noirceur. Un solo plaintif de Rudy puis la voix de Klaus, déjà affectée surgit pour se finir en un éclat de rire sinistre. Fin du disque. Un disque très court et qui passe vite.

En résumé :
Loin d’être un monstrueux plagiat de Lovedrive que pouvait présumer l’urgence imposée au groupe après une tournée bien plus fournie qu’auparavant, Animal distille un matériel sombre, un peu mitigé par moments (deux en fait). Ce fut un gros succès aux USA avec un disque d’or, un !
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Sam 29 Déc - 11:09:12

Pour précision, ces chroniques sont disponibles sur le site CrazyScorps fanclub pour lequel j'écris bénévolement.

http://www.crazyscorps.com/?page=scorpions_chronique
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Mar 9 Juin - 16:12:13

Quand je vois tout ce travail effectué sur la discographie de SCORPIONS.
Chapeau bas !
Seulement le problème c'est que personne ne semble intéressé ...
Dommage.
Ben je vais me réécouter "Lovedrive".

zm
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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Mar 9 Juin - 16:21:40

STEAMROCK FEVER est mon titre culte.
Sur le Tokyo Tapes, il est tout bonnement EXTRA.

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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10Mar 9 Juin - 17:05:02

J'adore l'album "TAKEN BY FORCE". C'est vraiment diversifié, c'est mélodique, c'est heavy métal. Et comme tu dis le live Tokyo Tapes est extraordinaire ! Je le possède en 33 tours. C'est une pèce celui-là.

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MessageSujet: Re: SCORPIONS   SCORPIONS Mini_f10

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